— LA DIVERSITÉ —
 

 

PURISTE « OUI » - SECTAIRE « NON »

De nombreux débats quant à l’essence du rhum animent les connaisseurs et les producteurs eux-mêmes dans des discussions passionnées. En effet, les façons de distiller, de vieillir un grand rhum sont aussi riches que variées. C’est d’ailleurs cette diversité de techniques, héritées de plusieurs siècles de travail sur chacune des îles tropicales, qui fait la beauté du rhum.

Chez PLANTATION, notre philosophie consiste à bien comprendre ces techniques ancestrales : le travail est sans relâche pour les affiner et de les perfectionner afin d’offrir d’un rhum d’exception. Cela demande une curiosité insatiable. Nous évitons soigneusement de juger une technique avant de l’avoir complètement maîtrisée. Méfions-nous des « préjugés » qui ne consistent en sommequ’à juger sans savoir. 

Certains échanges au sujet du rhum soulèvent des faits partisans, qu’il faut cependant considérer avec prudence. L’on peut même parfois s’amuser de certaines des jouxtes inhérentes à ce magnifique spiritueux qu’est le rhum :

- Certains ‘puristes’ ne jure que par les rhums distillés dans un ‘pot-still’ (alambic à repasse) arguant du fait que la distillation en colonne permet d’obtenir uniquement des produits de moindre qualité. Leurs opposants affirment quand à eux, que la distillation en colonne produit des rhums plus élégants.  Chez Ferrand, nous serions plus enclins à soutenir la position des premiers, de par notre héritage charentais. Il est évidemment plus confortable de considérer que ce que l’on connait est la seule méthode valable ! Cependant, après des années de travail sur certaines colonnes, nous avons réalisé qu’un assemblage de Pot-Still et de colonne produit souvent des rhums hors pair.

- Certains de nos compatriotes, les français, soutiennent que le rhum, le vrai, est produit uniquement à partir de jus de canne à sucre (le vesou) et considèrent les mélasses comme un ‘sous-ingrédient’ pour une production de rhums qui seraient appelés ‘rhums industriels’. Ce terme efface quatre 4 siècles d’histoire. Chez Plantation, nous sommes d’avis que seule la qualité compte : il est question uniquement de plaisir gustatif ! 

- Les divisions sont les mêmes quand il s’agit de l’élevage du rhum. Le vieillissement tropical (stockage sous les tropiques) est parfois décrit comme une technique de maturation ‘rapide’ parce que la part des anges (l’évaporation au travers du bois des tonneaux) y est plus importante… Cependant, ces partisans oublient que le vieillissement ne se limite pas à une évaporation des éthers les plus légers au travers du bois qui constitue les fûts. Il faut aussi savoir que le  vieillissement continental (dans un climat tempéré) offre des différences de températures qui permettent une meilleure intégration des tannins du fût. La technique susmentionnée repose sur un savoir vieux de plusieurs dizaines d’années (datant du début du XIXème siècle), nommé  ‘tranchage’. Bien sûr, les adeptes de chacune de ces méthodes jurent que leur technique est la meilleure (alors qu’ils ignorent souvent tout de l’autre).  Même histoire quand il s’agit de distinguer les qualités du bois américain et du chêne français.